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OUTAGAMIS
Traite négrière : la France reconnaît ses fautes
Vendredi 11 mai 2001
Le sénateur Victor Schoelcher, l'homme à l'origine de l'abolition de l'esclavage, en 1848.
Le Parlement a adopté à l'unanimité, hier, une proposition de loi qualifiant de << crime contre
l'humanité >> l'esclavagisme pratiqué par notre pays depuis le XVe siècle. Un texte pour que les générations
futures gardent en mémoire le tristement célèbre << Code noir >>, promulgué en 1685.
Si l'article 212-1 du Nouveau code pénal classe l'esclavage, quel que soit le lieu et l'époque où il a été
commis, dans la catégorie des crimes contre l'humanité, la France n'avait pas encore officiellement apposé
cette qualification infamante aux exactions commises par notre pays durant plusieurs siècles. C'est chose
faite depuis hier, avec le vote en deuxième lecture par le Sénat, dans les mêmes termes que l'Assemblée
nationale, d'une proposition de loi de la député socialiste de Guyane, Christiane Taubira-Delannon. Dans un
article 1er, ce texte dispose que << La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique
ainsi que la traite dans l'Océan indien, d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe
siècle aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'Océan indien et en Europe contre les populations africaines,
amérindiennes, malgaches et indiennes, constituent un crime contre l'humanité.>>
<< Hommage aux victimes >>, mais également << interpellation adressée aux générations futures >> pour
reprendre les expressions employées par Jean-Jacques Queyranne, secrétaire d'État à l'Outre-mer, ce texte
constitue également un moyen pour soulager la mauvaise conscience de la France. Composante essentielle de
l'économie de notre pays durant une partie de la monarchie et les débuts de la République, l'esclavage fit
l'objet d'une organisation juridique méthodique. Le << Code noir >>, promulgué en 1865, fondait en effet
<< le non-droit à l'état de droit des esclaves noirs dont l'inexistence juridique constitue la seule et
unique définition légale.>>
Conclusion
Si vous êtes tout comme moi, un descendant d'esclave Amérindien, relevez la tête et dites-vous que nous
sommes les descendants d'une nouvelle nation métisse.
Il y a une légende amérindienne qui dit : << du huitième feu naîtra une nouvelle génération, une génération
au visage clair et cette génération sera l'exemple de tous.>>
Je ne prétends pas être un exemple pour tous, loin de là, mais nous pouvons nous regrouper et former une
association de descendants Panis et Renard du Canada.
Nous pouvons revenir à notre vraie spiritualité amérindienne, soit celle de gardien de la survie de la forêt
et, pourquoi pas, gardien de la survie de la planète. En êtes-vous conscient ?
Si vous vous reconnaissez dans cette mission importante, mais aussi dangereuse, contactez-moi.
Je suis Réjean Chauvette Renard Panis...
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